Quand je prends la plume... ça donne ça parfois...

Paroles de chansons

À toutes les âmes sœurs

J’ai senti tes yeux comme si c’étaient les miens
Redécouvrir mon être et tarir mon chagrin

J’ai senti tes mains comme si c’étaient les miennes
Danser sur mon dos et redessiner ma peau

J’ai deviné ta bouche comme si c’était la mienne
Murmurer mon prénom et façonner mon souffle

J’ai rencontré ton âme en t’offrant la mienne
J’ai rencontré ton âme comme si c’était la mienne

J’ai perçu ton cœur comme si c’était le mien
Ouvrir les portes secrètes à l’unisson du mien

J’ai effleuré ta paume comme si c’était la mienne
Libre dans le partage sans que je la retienne

J’ai rencontré ton âme en t’offrant la mienne
J’ai rencontré ton âme comme si c’était la mienne


Les Yeux du Souverain

Au gré et au vol des envies de certains Une gentille lobotomie est manigancée Une couche d’hypocrisie et la peur du lend’main Des p’tites pilules en vrac et d’la bouffe irradiée Tout ça bien mitonné dans un souci d’audience Les yeux tous ronds gobés et on rit en cadence

Refrain
Qui m’a collé les mains ainsi dans l’inaction ? Vous m’dites que j’ai dit oui, vous m’prenez pour un con ? J’y suis pour rien moi M’sieur, j’pouvais pas prédire J’ai juste fermé les yeux J’ai juste fermé les yeux C’est ça qui les fait v’nir ?

Et un nouveau virus frais éclos de c’matin J’ai trop peur de la mort mais j’ai une p’tite avance Car dans mes veines avides coule le dernier vaccin Celui qui dans mon corps conditionne le silence Yeux liés à poings fermés je détourne la tête Prisonnier dans la danse des maîtres de la planète

Refrain
Qui m’a implanté cette sournoise perfusion ? Vous m’dites que j’ai dit oui, vous m’prenez pour un con ? J’y suis pour rien moi M’sieur, j’pouvais pas prédire J’ai juste fermé les yeux J’ai juste fermé les yeux C’est ça qui les fait v’nir ?

Ces pixels qui scintillent me rappellent bien quèqu’chose Un sentiment fugace de moi en Souverain J’regarde encore une fois il faudra bien que j’ose Comparer ces cristaux avec mes yeux sans tain J’ai trouvé l’interface qui me lie à ma peur. J’l’allume ou j’la fracasse ma p’tite télé couleur ?

Refrain
Qui a mis le doigt sur cette possible solution ? Vous m’répétez qu’c’est moi, j’ai fini d’être un pion ? J’y suis pour rien moi M’sieur, j’pouvais pas prédire J’ai juste ouvert les yeux J’ai juste ouvert les yeux C’est ç’qui m’a fait rev’nir ?

Poèmes

Un ange à ma table

Il y a un ange qui souvent mange à ma table
Et tous les jours en douceur il nettoie mes songes,
Au gré et au vent de ses paroles aimables.

Et dans sa chanson sereine que le temps allonge,
Il me raconte sa vie quand il était lumière,
Et que les eaux bruinaient aux venues des chimères.

Il n’a pas la tête blonde et les membres dodus,
Ni un sourire fat sur des lèvres roses et pleines,
Ni des yeux rieurs où se reflètent les nues.

Il a des mains caleuses d’avoir frôlé la peine,
Un corps qui s’alanguit au souvenir des femmes
Et des yeux qui se plissent quand il contemple la flamme.

Son éloquence est telle qu’il ne dit jamais rien
Et il sait en un regard deviner mon âme
Surtout quand je m’éveille toute embuée de matin.

De ses lèvres serrées qu’il entrouvre parfois
Il ravit mes oreilles en imitant, je crois,
Le rossignol gentil qui courre après sa belle,
Et emplit de son chant les amoureux du ciel.


Que la vie me soit contée

Le 17/03/2001

Que la vie me soit contée
Au travers d’un rêve, d’une folie
Comme une danse d’éternité
Dans mon instant, ta néité
Dans mon cœur, ici.

Que la vie me soit contée
Dans un chant, près des lèvres
Aussi loin vite et fort
Que le pouvoir d’une pensée.
Aussi loin, vite, encore
L’évanescente poussée.

Je me ballade dans l’univers,
A cloche-pied les comètes,
Je joue aux billes cosmiques,
Je surfe sur les météorites.
La frange de la Voie-Lactée
Orne mon front.
… Un peu mon nez ?
Bah ! Que la vie me soit contée.

Dans le sentiment.
Amoureuse de l’amour, je puise ma force
Dans le sentiment insoumise.
Comme deux regards qui s’accrochent
Au-delà de la peur se réparent
Dans le sentiment je puise.

Que la vie me soit contée,
Celle qui prend de bas en haut,
Celle qui dans mon cœur les racines.
Dans mes bras la donne.
De mes bras j’ouvre
Un Lotus sur ma poitrine.

…Et ma mémoire qui résonne :
« Que ma vie me soit contée »

Prose diverse

Couleur cailloux ?

Question quasiment cruelle… coule comme un kaléidoscope acajou, clapotis équilatéraux convergents dans l’aquatique tic tac. Quelle coïncidence que ce comique calypso caressant les quartz cristallins, cruels artéfacts qui constellationnent un candide caméléon. Acteur conscient de connivence avec un cactus, accouchement que clôture une acoustique accolade. Crâneusement campés sur un cairn, quatre cubes calculent leur équité, chaotiques colliers didactiques échos. Escadrille de colibris acclimatent des coquelicots en colchiques, explosent cette quintessence, charismatiques calembours, dactyle sémantique.

Ecriture magique qui carrément s’écoule du crayon carbone, écolière élastique comme une cravate couci-couça qui éclate sa culpabilité.

Quelle imagination ! Quelle image en action !

Actuellement, l’écolière s’accommode, comme malgré elle, d’une incroyable diminution. Elle commence gentiment à mélanger l’aqueux et le métal. Le mental en carafe, mammifère monolithique, machine amère, elle s’immacule démesurément, magnifie sa mystification, mythe matière, femmehomme d’un même milieu. Murmure l’améthyste au minime monument, même moment, mesmérisme. L’alchimie du merci se transforme en chimères.

Un moment amnésiées, elles morcellent leurs matones, ces mortifères mégères.

Maintenant ? Insoumises, mimant leurs mystères, mais dans la main. La mienne immobile, je m’immisce... dans le malléable magma de leurs mielleuses mailles, moelleuse, endormie, molle marmelade.

Mouvance. Emouvance.

Imminente moisson des âmes me mouille d’une seule larme.

Monochrome minéral ?

Problème limite méchant… s’abîme aux miroirs multiples des marronniers, isomériques et brumeuses mousses s’acheminent, même moment, dans la mer minutée.


Ya plus de place

Nantes, le 21.02.2000

Y a plus de place, fugitif et fugace dans mon lointain horizon. J’ai des hallus de corps qui s’emmêlent au grès du vent à coups de pelles. Kess à dire ? déjà le générique de faim ? ya tout qui s’échafaude autour d’une nuit moite et chaude, autour d’un zèbre qui maraude et tout et tout et tout. Au pied d’un arbre blond qu’il fait bon fait bon fait bon vivre enfin. C’est dans le ciel de l’imaginaire que tout a débuté, dans une folle course non freinée, dans une formidable épopée où les comètes sourient comme des funambules. Une gazelle ? quelle gazelle ? Les scorpions piochent de leurs articulations charismatiques et vénimeuses. Tout à la fois ! j’aime la globalité car elle se structure pour et par elle-même dans un effort inconsidéré de rester pour la vie, pour l’éternité. un soubressaut comme un long et délicieux frisson qui fermente dans l’inutilité de la vision boréale. Kessadire ? Un boréale inutile ? Jeune fille, vous délirez ! Mais quelle jeunesse quand on a des dents pour mordre et du savon pour les pieds. Qui frappe à cette porte immaculée ? Qui ouvrira la fenêtre sur cour, et le robinet de tous les étages. Sans age. Rumeur et brumage, stupeur et barbiture sont les nouvelle mamelles de la caverne à bulles. Sans voyage dans les yeux, il est très difficile d’avancer. Pour et contre la rencontre qui va déterminer l’ascension de la douce colline. Familière déjà elle s’estompe pour redevenir lumière dans son incohérence. Les hommes débarquent sur des quais. La moquette moutonne leurs semelles d’acier et ils laissent leurs marques comme un rafiot sur la banquise. Ils marchent, sautent et crapahutent, pressés qu’ils sont d’arriver devant leur cube de pierre. Soudain, dans la boue, une femme crie. Ses bas se sont filés, elle a tout perdu à la roulette. Le sort, comme de la lave, a enduit son cerveau en marmelade.

Elle fouette cette bise ! Dans une posture fascinante et lascive, au creux d’un genoux, sur le délicat liserai qui mène a la hanche puis au nombril, une goutte de vermeil solidifié tombe, glisse, roule, épouse, se fait complice de l’élasticité de la mémoire. Troublant !… le trouble et ses multiples raisons d’être. Quelle dimension ! Un délice à la fraise, un cailloux sur la caboche et tout repart comme si de rien n’était. « Tout » est décidément quelqu’un de fascinant qui s’oublie comme un subtil mensonge. Le marque page est tombé. Où en étais-je ? Mes souvenirs se mélangent à ceux qui vont venir. Quelle logique ? Je rumine, tu rumines il devine et me laisse sans regarder les traces. Un sillon d’une autre planète ouvre la trappe. Tout au loin, profond profond profond, les chimères antiques se lissent les ailes et décollent en V. formation bien serrée. Bon boulot les filles. C’est un peu comme une ritournelle. Tout est joli, bien léché, les fous paradent et je ne sais toujours pas parler. Où ai-je mis mon langage ? Des carrioles traversent le grand salon, emportant mon vocabulaire. Tout ça est bien étrange. Je suis pourtant là. Mes circuits frontaux bourdonnent tranquillement, murmure rassurant d’une période lointaine lointaine lointaine. Que se passe-t-il ? La chasse aux pissenlits est ouverte et je ne m’en suis même pas rendu compte. Une invitation sérieuse, des cousines curieuses. Animalité. Redevenir celle qui sauvagement redevient elle-même. Façonne fusionne raisonne. La pénombre m’encombre. Ils sont fous amoureux. Rien ne pourra jamais les séparer, tout le monde le sait mais personne ne laisse faire. « Tout » est décidément quelqu’un de très chiant qui la ramène toujours alors qu’ils n’ont qu’une envie c’est de faire l’amour.

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